Ma 1ère fois dans ma belle-famille
Anne nous a raconté sa 1ère fois dans sa belle-famille, avec une entrée en matière une peu confuse bien qu'accueillante.
Pour ma part, une partie de mes souvenirs sont flous: il me semble avoir croisé mon beau-père une fois bien avant que son fils et moi ne soyons ensemble. Et je ne me souviens plus de la 1ère fois où j'ai vu sa mère. Cela s'était bien passé: ce sont des gens simples dans leur manière d'être, très accueillants.
Par contre, je me souviens TRES bien de la première fois où j'ai rencontré d'autres membres de la famille de Paparoule. Pour vous situer un peu, il faut savoir que Paparoule et moi nous connaissions depuis déjà plusieurs années quand nous avons commencé à "sortir ensemble", en avril de cette année là. Et que sa famille avait déjà entendu parler de moi. Pour les vacances d'été, Paparoule souhaite que je le rejoigne une semaine dans le sud, chez sa tante chez qui il a passé la moitité de ses vacances depuis la moitié de sa vie. Quelqu'un d'important, quoi. Mais pour ça, il y a UNE occasion que je la rencontre, lors d'un passage à Paris. Je refuse d'aller déjeuner chez les Grands-Parents, avec toute la smala d'un coup, comme ça, pour une 1ère fois. Trop intimidée. Nous convenons alors que je viendrais avec elle et ses 2 filles pour le trajet où Paparoule les emmènera de chez les Grands-Parents à la gare, de façon informelle. Et je dois les retrouver au pied de l'immeuble, juste elles 3 et Paparoule.
Sauf que la famille est curieuse.
Et c'est ainsi que débouchant dans la rue, pile à l'heure dite, j'aperçois un arc de cercle, formé au moins par Paparoule, la tante, les cousine, la mère et la Grand-Mère (le Grand-Père et le Père sont clairement accoudés au balcon 6 étages au dessus), qui m'attendent... Un instant, j'ai songé à m'enfuir. Et puis j'ai parcouru ces 300m interminables, fait un nombre de bises important en plein brouillard, et me suis retrouvée à l'arrière de la voiture de Paparoule, bien serrée contre les cousines.
Le test a été réussi, paraît-il, et la tante m'a dit, bien des années plus tard, que me voyant parcourir ainsi la rue face à elles, elle s'était dit "Elle a du cran, cette petite". Heureusement qu'elle ne voyait pas mon trouillomètre à zéro!